Le mont Fuji et Hakone forment le duo d'excursion le plus demandé au départ de Tokyo, et pourtant beaucoup de voyageurs les confondent ou tentent de tout voir en une seule journée épuisante. Ce guide clarifie la différence entre les deux, vous indique les meilleurs points de vue sur le Fuji (Kawaguchiko, la pagode Chureito, le lac Ashi), et vous explique comment organiser l'excursion pas à pas : trains, bus, pass et connexion mobile. Objectif : rentrer avec la photo du Fuji parfaite, sans stress d'itinéraire.
TL;DR — Pour voir le mont Fuji de près, visez Kawaguchiko ou la pagode Chureito ; pour les onsen, le lac Ashi et Owakudani, allez à Hakone. Les deux se font depuis Tokyo, mais rarement le même jour. Une eSIM data vous connecte en 5 minutes pour suivre trains, bus et météo en temps réel.
→ Voir le forfait eSIM JaponMont Fuji ou Hakone : quelle différence et pourquoi les combiner
Première clarification utile : le mont Fuji et Hakone ne sont pas le même endroit. Le mont Fuji est le volcan de 3 776 mètres, la montagne elle-même. Hakone est une ville thermale nichée dans les montagnes, à une trentaine de kilomètres au sud-est du volcan, célèbre pour ses onsen, son lac et ses vues sur le Fuji par beau temps. On ne « visite » pas le sommet du Fuji hors saison d'ascension (juillet-septembre) : on vient surtout l'admirer depuis les lacs, les cols et les pagodes qui l'entourent.
La région des cinq lacs du Fuji (Fujigoko), côté nord, offre les vues les plus rapprochées et les plus spectaculaires. Le lac Kawaguchiko en est le cœur touristique : reflets du volcan sur l'eau, téléphérique du mont Tenjo, champs de fleurs saisonniers. C'est là, ainsi qu'à la pagode Chureito, que se prennent les cartes postales les plus célèbres du Japon.
Hakone, à l'inverse, se vit comme un circuit : train à crémaillère, téléphérique au-dessus de la vallée volcanique d'Owakudani, croisière sur le lac Ashi et bains chauds en fin de journée. Le Fuji y apparaît au loin, plus discret, mais l'expérience thermale et paysagère est complète. Beaucoup de voyageurs se demandent lequel choisir : la réponse dépend de ce que vous cherchez. Vous voulez LA photo du Fuji ? Cap sur Kawaguchiko ou Chureito. Vous voulez détente, onsen et balade ? Hakone.
Peut-on faire les deux ? Oui, mais rarement dans la même journée sans se ruiner en temps de transport. Le schéma le plus confortable consiste à consacrer une journée pleine à Hakone (idéalement avec une nuit en ryokan) et une autre à la région de Kawaguchiko. Sur un itinéraire de 7 jours au Japon, insérer une seule de ces deux excursions est déjà un bon compromis. Pour les données officielles sur la région, le site de l'office national du tourisme japonais détaille l'accès et les activités de Hakone.
À retenir
- Le mont Fuji = le volcan et ses lacs (Kawaguchiko, Chureito) au nord.
- Hakone = ville thermale au sud-est, onsen, lac Ashi et Owakudani.
- Les deux se font depuis Tokyo, mais comptez une journée chacun.
Où voir le mont Fuji : les meilleurs points de vue
Le mont Fuji est capricieux : il se cache derrière les nuages une bonne partie de l'année et ne se dévoile souvent que le matin. Choisir le bon point de vue augmente nettement vos chances de repartir avec l'image que vous imaginez. Voici les incontournables, du plus iconique au plus tranquille.
La pagode Chureito, sur les hauteurs du sanctuaire Arakura Sengen près de Fujiyoshida, offre la vue la plus reconnaissable au monde : la pagode rouge à cinq étages au premier plan, le volcan en arrière-plan, et les cerisiers au printemps. Comptez environ 400 marches pour y monter — prévoyez de bonnes chaussures et arrivez tôt, car la plateforme se remplit vite dès 8 h en saison des sakura.
Le lac Kawaguchiko est le plus accessible des cinq lacs et le meilleur camp de base. Depuis sa rive nord, le Fuji se reflète dans l'eau par temps calme — le fameux « Fuji inversé ». Le téléphérique du mont Kachi Kachi (Tenjo) grimpe en trois minutes vers un belvédère panoramique. Autour du lac, les champs de lavande d'Oishi Park en été et les érables rouges à l'automne encadrent parfaitement le volcan.
Oshino Hakkai, un village de huit bassins d'eau de source classés au patrimoine, ajoute un cadre bucolique avec le Fuji en toile de fond. Enfin, Arakurayama, Fujiyoshida et la rue Honcho (où le Fuji semble poser au bout d'une rue commerçante) complètent la collection de vues. Pour un aperçu plus large des paysages du pays, notre sélection des plus beaux endroits à visiter au Japon replace le Fuji dans son contexte. L'office du tourisme japonais recense aussi les points d'accès aux cinq lacs du Fuji.
Comment rejoindre Hakone et le Fuji depuis Tokyo
Les deux destinations partent de gares tokyoïtes différentes, et c'est la première chose à caler. Pour Hakone, la voie royale est le train Odakyu depuis Shinjuku. Le confortable Romancecar relie Shinjuku à Hakone-Yumoto en environ 85 minutes pour à peu près 2 470 ¥ (environ 15 €). Sur place, le Hakone Tozan Railway, un train de montagne à rebroussements, grimpe vers Gora, d'où démarrent le funiculaire puis le téléphérique.
Autre option pour Hakone : le Shinkansen Tokaido de Tokyo à Odawara (environ 35 minutes, autour de 3 280 ¥ soit ≈ 20 €), puis le train local jusqu'à Hakone-Yumoto. C'est plus rapide mais moins panoramique que le Romancecar. Pour organiser vos trajets rapides, notre guide pour réserver le Shinkansen détaille les réservations de sièges et les applications utiles.
Pour la région de Kawaguchiko et le mont Fuji, deux accès efficaces depuis Tokyo. Le train Fuji Excursion (JR limited express) part de Shinjuku et rejoint la gare de Kawaguchiko en environ 1 h 55 pour à peu près 4 000 ¥ (≈ 25 €). Le bus express, lui, quitte le terminal Busta Shinjuku pour Kawaguchiko en 1 h 45 environ, souvent sous les 2 000 ¥ (≈ 13 €) — l'option la plus économique, mais sensible aux embouteillages du week-end.
Une fois sur place, la logistique se simplifie avec un pass. Le Hakone Freepass (autour de 6 100 ¥ soit ≈ 38 € depuis Shinjuku sur 2 jours) couvre l'aller-retour Odakyu et tous les transports de la boucle de Hakone. Voici la boucle classique de Hakone, dans le bon ordre :
Montez dans le train à crémaillère Hakone Tozan et ses virages en épingle à travers la forêt.
Funiculaire puis téléphérique au-dessus de la vallée volcanique fumante.
Descente en téléphérique vers la rive du lac.
Bateau « pirate » jusqu'à Moto-Hakone, puis bus vers Hakone-Yumoto.
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Que faire à Hakone : Owakudani, lac Ashi, onsen et musées
Hakone se savoure sans se presser. Le premier temps fort est Owakudani, la « grande vallée bouillonnante » née d'une éruption il y a 3 000 ans. Fumerolles de soufre, sources sulfureuses et vue dégagée sur le Fuji par temps clair. La spécialité locale : les kuro-tamago, des œufs cuits dans l'eau volcanique dont la coquille noircit — la légende promet sept ans de vie supplémentaire à qui en mange un.
Vient ensuite le lac Ashi (Ashinoko), formé dans la caldeira. On le traverse à bord d'un bateau de croisière au design de galion. Depuis l'eau, on aperçoit le torii rouge du sanctuaire Hakone-jinja qui semble flotter — l'un des spots photo les plus prisés de la région, où la file d'attente peut dépasser une heure en haute saison.
Hakone est aussi une capitale des musées de plein air : le Hakone Open-Air Museum et ses sculptures dans les collines, le musée Pola, ou le pittoresque Hakone Venetian Glass Museum. Et bien sûr, les onsen : la région compte des dizaines de bains, des ryokan traditionnels avec bain privatif aux établissements de jour ouverts sans réservation. Une nuit en ryokan avec dîner kaiseki reste le meilleur souvenir que beaucoup ramènent de Hakone.
Pour caser tout cela sans courir, deux jours sont idéaux. Si vous prolongez vers le sud ou le reste du Kansai, pensez à vérifier la meilleure saison pour voyager au Japon avant de figer vos dates.
Rester connecté pour organiser l'excursion sans stress
Une excursion Fuji-Hakone repose entièrement sur votre téléphone : horaires de trains changeants, correspondances serrées entre téléphérique et bateau, météo à surveiller heure par heure pour espérer voir le Fuji. Sans connexion fiable, on rate un bus ou on tourne en rond. Avec une eSIM data activée dès l'atterrissage, Google Maps, Yahoo Norikae (l'app d'itinéraires japonaise) et les webcams du Fuji fonctionnent en continu.
Concrètement : votre eSIM PlanJapon est data uniquement et bascule automatiquement sur le réseau NTT Docomo, dont la couverture atteint 99,9 % du territoire, y compris les zones de montagne autour du Fuji. Vous conservez votre numéro personnel sur votre SIM habituelle pour WhatsApp, iMessage ou les SMS bancaires — l'eSIM s'ajoute en parallèle (dual-SIM). Pas de numéro japonais, pas d'appels réseau : juste de la data rapide là où vous en avez besoin.
Le partage de connexion (hotspot) est inclus chez PlanJapon : pratique pour connecter l'appareil photo de votre compagnon de voyage ou une tablette depuis un seul forfait. Pour comprendre votre consommation réelle en excursion, notre guide sur le nombre de Go nécessaires au Japon détaille Maps, photos et streaming. Et si vous enchaînez les trajets, la connexion dans le Shinkansen mérite un coup d'œil.
Quel forfait eSIM choisir selon la durée du voyage
La bonne quantité de data dépend d'abord de la durée de votre séjour, pas seulement de l'excursion Fuji-Hakone. Voici la matrice que nous recommandons, valable pour un usage voyage classique (cartes, réseaux sociaux, quelques vidéos, hotspot occasionnel). Nos forfaits data classiques sont valables 30 jours après activation, et vous disposez de 180 jours pour les activer après l'achat.
| Forfait | Durée idéale | Profil |
|---|---|---|
| 10 Go | 5 jours ou moins | Court séjour, usage mesuré : Maps, transports, messagerie |
| 20 Go | Environ 1 semaine | Usage standard : réseaux sociaux, Maps, applications |
| 50 Go | 10 jours ou plus | Voyage long ou usage soutenu, hotspot occasionnel |
| Illimité | Durée au choix | Ceux qui ne veulent pas se soucier de leur data : streaming, hotspot quotidien |
Pour un séjour de deux semaines incluant Tokyo, une excursion Fuji-Hakone et le Kansai, le forfait 50 Go reste notre recommandation pour la grande majorité des voyageurs : de la marge pour la navigation quotidienne, les photos partagées et un peu de streaming le soir au ryokan. Si vous voyagez à plusieurs et comptez partager la connexion en continu, ou si vous télétravaillez depuis le Japon, l'eSIM illimitée évite tout calcul. Les forfaits illimités se choisissent à la durée de votre choix, la durée correspondant à la validité du forfait.
« Le bon forfait n'est pas le plus cher : c'est celui qui vous fait oublier votre data pendant tout le voyage. »
À retenir
- 10 Go pour ≤ 5 jours, 20 Go pour environ 1 semaine.
- 50 Go = le meilleur compromis pour 10 jours ou plus.
- Illimité si vous partagez le hotspot ou ne voulez rien surveiller.
Quand y aller : saisons, météo et visibilité du mont Fuji
Le mont Fuji ne se laisse pas voir tous les jours. Statistiquement, l'hiver offre la meilleure visibilité : l'air froid et sec de décembre à février dégage l'horizon, et le volcan enneigé se découpe nettement — c'est la saison où les chances d'un ciel clair sont les plus élevées. Le revers : il fait froid en altitude et certaines routes de montagne peuvent être enneigées.
Le printemps (fin mars à mi-avril) est le moment magique de la pagode Chureito, quand les cerisiers encadrent le Fuji. L'affluence est maximale, réservez tôt. L'automne (mi-novembre) habille Kawaguchiko d'érables rouges autour du lac. L'été, en revanche, est souvent brumeux : le Fuji se cache derrière les nuages une bonne partie de la journée, même s'il s'agit de la seule saison où l'on peut gravir le sommet.
Dans tous les cas, le matin est votre meilleur allié : les nuages ont tendance à monter en fin de matinée et à masquer le sommet l'après-midi. Consultez les webcams en direct du Fuji la veille et le matin même — c'est là qu'une connexion fiable change tout. Pour affiner vos dates selon les fleurs et les couleurs, notre guide de la saison des sakura complète utilement ce chapitre.
FAQ — Mont Fuji et Hakone
Peut-on voir le mont Fuji depuis Hakone ?
Oui, par temps clair, notamment depuis Owakudani et la rive du lac Ashi. La vue est plus lointaine qu'à Kawaguchiko, mais bien réelle. Le matin offre les meilleures chances avant que les nuages ne montent.
Faut-il choisir entre le mont Fuji et Hakone ?
Si vous n'avez qu'une journée, oui. Kawaguchiko et la pagode Chureito donnent les vues rapprochées du Fuji ; Hakone offre onsen, lac et vallée volcanique. Avec deux jours et une nuit en ryokan, vous pouvez combiner les deux confortablement.
Comment aller de Tokyo à Hakone ?
Le plus simple est le Romancecar Odakyu depuis Shinjuku, environ 85 minutes pour près de 2 470 ¥ (≈ 15 €). Alternative : le Shinkansen jusqu'à Odawara (≈ 35 min) puis le train local vers Hakone-Yumoto.
Quel est le meilleur moment pour voir le Fuji ?
L'hiver (décembre à février) offre statistiquement la meilleure visibilité grâce à l'air sec. Le matin est toujours préférable, les nuages masquant souvent le sommet l'après-midi.
Ai-je besoin d'internet mobile pour l'excursion ?
Vivement conseillé. Les correspondances train-téléphérique-bateau, les horaires variables et la météo à surveiller rendent une connexion très utile. Une eSIM data se connecte en 5 minutes sur le réseau NTT Docomo, sans changer de carte SIM.
Le Hakone Freepass en vaut-il la peine ?
Oui pour la boucle complète de Hakone : il couvre l'aller-retour Odakyu et tous les transports internes (train, funiculaire, téléphérique, bateau, bus) sur 2 jours, autour de 6 100 ¥ (≈ 38 €) depuis Shinjuku. Rentable dès que vous enchaînez plusieurs segments.
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